Depuis près de trente ans, IFP School et IFP Training collaborent à la réalisation de la carte des flux énergétiques, qui offre un aperçu de l’évolution des mix énergétiques et des échanges entre les régions du monde. Cette nouvelle édition, élaborée à partir des données de 2025 fournies par des organismes internationaux de référence — l’Energy Institute, l’OPEP et Eurostat —, met en lumière les transformations rapides des échanges énergétiques au cours de l’année passée.
L’année 2025 a été marquée par deux tendances majeures, et concomitantes : tout d’abord, la baisse continue des importations européennes de pétrole et de gaz naturel en provenance de Russie, en ligne avec le plan d’arrêt des importations d’ici à l’automne 2027.
Si cette dépendance s’est réduite du fait d’un hiver relativement doux et d’une réduction pilotée de la consommation de gaz en Europe ; elle s’est aussi déplacée vers une dépendance aux importations de gaz naturel liquéfié, en particulier provenant des États-Unis.
C’est de ce côté de l’Atlantique que provient le second fait saillant de 2025 : les États-Unis poursuivent leur « expansionnisme énergétique » en ligne avec « l’American Energy Dominance Agenda » porté par l’administration américaine. Les exportations nettes de gaz naturel vers l’Europe ont augmenté de près de 70 % par rapport à 2024.
La carte illustre en outre le rôle du Moyen-Orient, qui apparaît comme un carrefour d’échanges énergétiques incontournable… à l’origine des nombreuses turbulences sur les marchés de l’énergie en 2026.